Depuis mes 30 ans cette année, j’ai de plus en plus le goût de faire une vie simple. J’ai réduit mes implications bénévoles de moitié et me concentre sur mon voisinage et mes journaux en nature. Mes 16 lieux sont maintenant huit pour cette année, après un printemps assez occupé.
Je me centre sur un objectif central cette année: apprendre l’histoire longue de mon environnement. On n’a jamais été aussi habitué à un environnement dégradé. Par manque de connection à la nature, on ne sait plus ce qui est normal. On perd les histoires de nos ancêtres.
J’avais besoin de faire plus de temps pour la lecture. En lisant Robert MacFarlane, auteur de renommée qui a beaucoup écrit sur la mémoire écologique (The Wild Side, puis bien plus tard Is a River Alive, qui sont mes lectures actuelles), j’ai réalisé que la transmission de l’information passe par la connexion émotionnelle au vivant.
Mais comment se connecter avec le vivant quand on est entre quatre murs? Trop souvent, notre définition de la nature est trop étroite et exclut notre nature à nous.
Notre enfant intérieur fait définitivement partie de la nature.
J’ai toujours voulu un nœud de lecture, un coin où je peux découvrir des informations sans même penser à ce qu’il y a autour.
De façon assez irrationnelle, j’ai créé un espace dans le placard de rangement, pour y lire tous les gros livres de référence que j’ai accumulé. Là, je peux y laisser ces livres énormes à moitié lus, sans avoir à les amener partout et les laisser sur les tables. Le son du projecteur sur les murs remplit facilement l’espace, de façon à ce qu’on se sent dans un autre monde. Tout ça dans les confins de mon appartement.

Qu’est-ce que tout ça a à faire avec la transmission?
C’est que j’ai toujours aimé revenir à mes anciens passe-temps. Enfant, j’aimais explorer la forêt, mais aussi les livres. Mais quand il fait noir et qu’on a que les livres, c’est mieux de satisfaire ce qu’on veut vraiment. Et souvent, ça passe par faire ce qu’on aurait fait à sept ans.
Comme ça, on pourra se remettre dans nos souliers d’enfant, à un âge où notre cerveau était une éponge (Il l’est encore, au fait!). Et pour que le cerveau soit prêt à apprendre, le repos et l’indulgence sont essentiels.
J’écris ces lignes de cet espace dans mon placard de rangement, libre de tout jugement. J’y suis depuis plus d’une heure et je m’y plais. C’est tout ce que je voulais.
Après s’être reposés, pourquoi ne pas rallumer la curiosité?
- S’il faisait beau dehors et que vous aviez sept ans, quelle activité sortiriez-vous dehors pour faire?
- Adaptez votre pensée et faites une activité similaire à l’âge que vous avez!
- Si vous aviez un regret, quelque chose que vous auriez aimé faire à sept ans mais que vous avez trop peu fait, qu’auriez-vous fait?
- Faites-le!
J’espère que ceci vous encourage à adopter un peu de fantaisie dans votre vie, qui je l’espère, n’est pas trop monotone. On n’a pas besoin de publier tout ce qu’on fait et apprend. Notre cerveau sera donc prêt à absorber et à apprendre quel que soit notre intérêt, quelque chose d’essentiel ces jours-ci pour se garder au courant.
