Suivre le rythme de 16 lieux : un défi simple pour tenir un journal nature tout au long de l’année
En ce moment, dans la moitié nord du continent, la plupart des gens en ont assez de la neige. Mais de mon côté, l’équinoxe marquant le début du printemps me rend agité chaque année, et ce depuis une certaine période de ma vie.
Et dans mon propre passé, le début de cette « période » correspond au moment où j’ai recommencé à prêter vraiment attention au monde qui m’entoure. Nous n’allons pas parler de ce temps dans cet article (vous savez tous comment c’était, cela impliquait de nombreuses restrictions dans la vie sociale. Je suis sûr que je ne suis pas le seul à avoir profité de ce temps pour prendre du recul et respirer).
Pendant mes années d’études supérieures, à part quelques longues randonnées sur les sentiers locaux, les jours passés à explorer mon environnement me manquaient vraiment et j’avais perdu le contact avec la nature dans laquelle j’avais grandi. Je pense que cette distance, aussi longue fût-elle, m’a donné envie de passer plus de temps parmi les arbres.
J’ai commencé à bloguer en 2021 (amelan.ca), et c’est ce qui a d’abord nourri ma passion pour la vie et les paysages qui m’entourent. Mais rien ne l’a alimentée davantage que les carnets, ou journaux, que j’ai tenus.

Tout d’abord, j’ai découvert un YouTuber des débuts 2000 que j’avais en quelque sorte manqué : John Muir Laws. En suivant la formation d’éducateur en journal nature proposée par sa fondation, j’ai appris davantage sur les clubs de journal nature, une occasion de susciter et de partager la curiosité pour les espaces naturels, voire de trouver la nature au sein même de nos communautés urbanisées.
Le mouvement de sensibilisation au journal nature qu’il co-dirige, et qui prend de l’ampleur partout dans le monde, m’a inspiré pour lancer Hemiboreal.com, un site web et un club destinés à créer une communauté au sein de notre petit coin de Terre, en s’appuyant sur ce que la nature a à offrir pour nous rendre plus heureux grâce à la tenue d’un journal, et au jardinage pour la faune.
À la jonction entre les zones boréale et tempérée, « hémiboréal » est un terme scientifique peu utilisé qui, selon moi, mérite d’être mieux reconnu et adopté collectivement. Cette ceinture assez étroite au climat similaire s’étend à travers le monde entier et inclut l’endroit où je vis, les provinces maritimes canadiennes. Elle pourrait bien susciter de nouvelles découvertes sur la façon dont les gens vivent les mêmes saisons que nous, partout dans le monde, même si des espèces et des cultures différentes peuplent chacune des régions concernées.
Dans un monde idéal, chacun devrait être conscient de son lieu de vie, et certains pourraient même vouloir en explorer les subtilités en profondeur. Cette pratique-là peut être plus divertissante qu’on ne le pense.
Par exemple, les voyages locaux sont vraiment sous-estimés dans la société actuelle, et pourraient même s’avérer nécessaires dans un avenir proche en raison de l’inflation et, plus récemment, de la hausse du prix du pétrole.
Vous pourriez simplement dire : « J’ai déjà parcouru ces sentiers tant de fois, pourquoi devrais-je m’en soucier ? » Et à cela, je vous lance un défi:
Vivre au rythme d’un lieu : 64 doubles pages à votre guise
Oui, vous m’avez bien entendu. 64 doubles pages.

Cela signifie un double-page de mon carnet à chaque fois que je visite un lieu, armé de ma propre mission, 64 fois, dans 16 endroits de mon choix au fil des quatre saisons.
Et cette mission peut être n’importe quoi : un moment de pleine conscience dans la nature, un dessin en plein air, une réflexion approfondie à travers une enquête écologique ou une série de taches pour exprimer la palette de couleurs environnante, accompagnée de poésie (parfois, l’œil perçoit plus de couleurs qu’un appareil photo !).
Quoi qu’il en soit — je relève le défi, et vous pouvez en faire autant.
Tout le monde, où que ce soit, peut le faire.
Vous pouvez simplement choisir une cour, un ensemble de parcs, une réserve naturelle, que ce soit dans votre ville natale ou à proximité (je recommande moins d’une heure de route). Choisissez quelques endroits dans chacun d’eux, donnez-leur un nom générique, et retournez-y quatre fois, une fois par saison.
Une fois que vous avez rempli une double page, cochez une saison sur la liste. Faites cela chaque saison au fil du temps. Il n’y a pas de limite de temps, mais personnellement, je vais essayer de le faire en un an.
Une fois que vous avez terminé, choisissez un nom qui représente ce que vous avez vu et notez-le dans votre liste.

Pour suivre ma liste, j’utilise un mini-zine, simplement un morceau de papier plié et découpé pour faire un livret. Cette page contient plus d’informations sur la façon de plier ce type de document, accompagné d’un aperçu des consignes pour le défi.
Qu’est-ce que vous en retirez ? Un carnet de dessins rempli d’aventures. Un journal de voyage de toutes vos escapades locales. Vous pourrez ensuite apprécier les endroits où vous êtes allé à moindre coût et vous remémorer ces aventures.
Rendez-vous ici pour en savoir plus sur l’approche « Quatre saisons, quatre fois » que je viens de mettre au point à partir de cela.
Lancez-vous dans la tenue d’un journal nature ici :
Je commencerai le 21 mars dans un grand carnet aux pages A4 vides (Il n’y a pas de date fixe!). Vous vous joindrez ?
